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Sophie A. de Beaune


Professeur à l’Université Jean Moulin Lyon 3, Sophie A. de Beaune mène ses recherches au sein de l’UMR 7041 « Archéologies et Sciences de l’Antiquité », dans l’équipe Ethnologie préhistorique (Nanterre).

À Lyon 3, elle enseigne la préhistoire et la protohistoire, de Toumaï à Jules César ! Elle enseigne aussi la muséographie des techniques et la patrimonialisation de l'archéologie. Elle est responsable du Master « Patrimoine et Musées ».

À Lyon 2, elle enseigne la préhistoire et encadre des étudiants dans le Master « Archéologies et Sciences pour l’Archéologie ».

À Paris-Nanterre, elle encadre ses doctorants dans l'école doctorale 395.

À Paris, elle a animé plusieurs séminaires de recherche à l’EHESS, d’une part avec François Sigaut de 2007 à 2012 sur les techniques dans les sociétés préindustrielles, d’autre part avec Liliane Hilaire-Pérez de 2008 à 2015 autour de la technologie et des collections techniques.

Elle a été directrice scientifique adjointe à l’Institut des Sciences Humaines et Sociales au CNRS en 2009 et 2010.

Elle a créé une collection d’ouvrages à CNRS Éditions intitulée Le Passé recomposé qu’elle dirige depuis 2008. Avec Liliane Hilaire-Pérez, elle a créé en 2012 la revue à comité de lecture Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines qu'elle a co-dirigée jusqu'en 2015.

Que ce soit dans ses activités de recherche, d’enseignement ou éditoriales, elle cherche à croiser les approches historiques, anthropologiques et archéologiques.

Ses principaux axes de recherche sont :

  • Outillage lithique non taillé au Paléolithique
  • Évolution des outils, des gestes et des activités humaines
  • Aptitudes cognitives des premiers hominidés aux hommes modernes
  • Invention technique, transmission des savoir-faire par apprentissage, emprunt ou diffusion
  • Épistémologie de la préhistoire


Préhistoire des techniques


Sophie A. de Beaune a débuté ses recherches en étudiant l’éclairage au Paléolithique supérieur. Sa thèse portait sur les premières lampes en pierre alimentées avec de la graisse animale. Puis elle a étendu ses recherches à l’ensemble du matériel lithique non taillé du Paléolithique (meules, molettes, broyeurs, polissoirs, palettes, etc.). À partir de l’observation des traces visibles sur ces outils, elle est remontée aux gestes des hommes qui les ont maniés et aux activités auxquelles ceux-ci se sont livrés. Elle est ainsi parvenue à proposer un schéma d’évolution des gestes techniques et des outils correspondants.
Ses recherches ont ensuite porté sur l’invention technique en préhistoire. Elles visent à comprendre la mise en place des gestes et des savoir-faire, ce qui l’a amené à se pencher sur l’émergence et la constitution des compétences mentales de l’homme au cours d’un processus d’hominisation qui a duré plus de deux millions d’années. Ce que les productions humaines du passé nous révèlent de ces capacités cognitives ouvre la voie à une réflexion sur la spécificité cognitive de l’homme face aux premiers homininés et aux primates non humains. La ténuité des traces auquel est confronté le préhistorien n’interdit pas de constituer un système d’hypothèses cohérent, dès lors qu’on soumet ces traces aux contrôles que permettent aujourd’hui des disciplines auxiliaires d’une haute technicité. C’est aussi la raison pour laquelle elle intègre les apports d’autres sciences humaines – histoire des techniques, psychologie cognitive, neurophysiologie, éthologie, anthropologie des techniques…


La pensée technique des préhistoriens


Sophie A. de Beaune travaille depuis quelques années sur les moyens conceptuels que la préhistoire a mis sur pied en vue de réaliser son projet de savoir. La communauté des préhistoriens partage ce qu’on peut appeler une pensée technique, au sens où leur pratique regroupe tout un ensemble de savoirs, de savoir-faire et de représentations communes. Elle s’intéresse ici aux raisonnements conduits par les préhistoriens, aux cadres dans lesquels ils opèrent, aux modélisations qu’ils proposent et à la manière dont ils restituent leurs résultats dans leurs écrits.
La réflexion qu’elle mène actuellement vise à désenclaver la préhistoire et à faire valoir qu’elle est de plein droit, malgré les procédures hautement techniques qu’elle sollicite à l’occasion, une science historique. Enfin, la pensée technique des préhistoriens s’est construite en un peu plus d’un siècle et il convient de revenir sur ce passé pour comprendre la constitution de la discipline. Écouter à ce sujet : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1245949 (émission en ligne jusqu’au 25/11/18).

Recherches en cours

Ses recherches en cours portent sur les perceptions sensorielles et ce que l'on peut en retrouver à partir des vestiges archéologiques. Elle travaille égalment, en collaboration avec des historiens des sciences et des historiens de l'art, sur la restitution de la préhistoire et son appropriation contemporaine par des artistes mais aussi par le public.

 

 

 


Nejma Goutas    Sandrine Costamagno   

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  • Christian Normand, Sophie A. de Beaune, Sandrine Costamagno, Marie-Françoise Diot, Dominique Henry-Gambier, et al.. Nouvelles données sur la séquence aurignacienne de la grotte d'Isturitz (communes d'Isturitz et de Saint-Martin-d'Arberoue. Pyrénées-Atlantiques). Jacques Evin. Un siècle de construction du discours scientifique en Préhistoire, vol. III " ..Aux conceptions d'aujourd'hui ", Actes du Congrès Préhistorique de France, XXVIe session, Congrès du Centenaire, 21-25 septembre 2004, Avignon., Mémoires de la Société préhistorique française, pp.277-293, 2007. ⟨halshs-00720561⟩