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Marie-Pierre Ruas


thème de recherche

 

HÉRITAGES, DIVERSITÉS ET ÉVOLUTION DU patrimoine VÉGÉTAL

Des sociÉtÉs HISTORIQUES PRÉINDUSTRIELLES EN France ET AU MAROC

 

  • Histoire des espèces végétales et des patrimoines phytotechniques des sociétés historiques préindustrielles en France et au Maroc.

  •  Systèmes techniques et espaces d’exploitation, de transformation et de consommation des plantes aux périodes historiques (agricultures, horticultures, pastoralismes, alimentations).

  •  Adaptations des pratiques aux environnements contraignants (montagne, région présaharienne Maroc).

  •  Plantes dans les pratiques funéraires

  •  Héritages, diffusion, voies d’introductions et adoption des nouvelles plantes (allochtones/néophytes/exotiques) au cours des périodes historiques : France - Méditerranée - Europe des grandes découvertes

Mots-Clés 

Agriculture, Acclimatation, Adventices, Archéobotanique, Alimentation, Artisanat, Biodiversité végétale, Carpologie, Chaînes opératoires, Commerces, Contexte archéologique, Cueillettes, Cultures fourragères, Embaumement, Fourrages, France, Fructiculture, Jardins, Héritages, Histoire des plantes, Horticulture, Introductions/Importations, Palethnobotanique, Maroc, Méditerranée, Périodes historiques, Pâtures, Plantes nouvelles, Prairies, Pratiques agro-sylvo-pastorales, Statut éco-historique, Stockage, Systèmes techniques, Taphonomie.

Mes recherches contribuent à étudier les modes d’exploitation, de transformation, de consommation des plantes et leur transmission dans les sociétés historiques préindustrielles en France métropolitaine et au Maroc. Elles s’appuient sur les assemblages carpologiques lus dans leur contexte de dépôt et convoquent nécessairement les sources écrites et iconographiques relatives aux connaissances et usages des plantes. Ces données éclairent leurs utilisations et leurs places dans les systèmes techno-culturels pour l’alimentation, l’affouragement, l’artisanat…, principalement médiévaux et modernes, et contribuent à l’identification de la fonction des espaces d’activités ou des structures (traitement, stockage, rejet).
En retraçant l’histoire singulière des espèces ou des catégories économiques (céréales, légumineuses, fruitiers, plantes techniques, fourragères…), je tente de définir les statuts et les rôles que les sociétés historiques leur attribuaient dans leurs patrimoines techniques et culturels selon les nomenclatures vernaculaires (plante sauvage / cultivée / domestique ; nouvelle /rare / usuelle ; exotique / indigène). Une lecture diachronique et géographique des attestations d’espèces permet d’en suivre les héritages par la diffusion, l’introduction, l’adoption/abandon ainsi que la redécouverte.

Les espèces fruitières (fraisiers, cerisiers, arganier…) et les espaces de l’élevage (prairies, pâtures) sont deux de mes angles d’approche : d’une part, sur le rôle de la cueillette et de ses espaces, d’autre part, sur la diversification variétale (cultivars) et environnementale (types de prairies). Ces deux volets sous-tendent, en effet, les questions de l’acclimatation d’espèces introduites, des domestications par les sociétés historiques d’espèces spontanées mais exploitées, de la pratique des prairies semées et des cultures fourragères, du rôle des espèces et des espaces sauvages pour l’approvisionnement et la diversité génétique des cultures horticoles (transplantation de souches sauvages et porte-greffe) et dans l’alimentation.

Un autre aspect que j’aborde porte sur les plantes associées aux contextes funéraires dont celles de l’embaumement médiéval et moderne. Il concerne les techniques de préparation des baumes, l’origine, l’état et la qualité des ingrédients végétaux ainsi que leurs valeurs rituelles.

En France, mes thématiques s’appliquent aux régions tempérées (Nord-ouest, Centre, région parisienne) et méditerranéennes (Languedoc, Provence). Certains travaux documentent les agricultures de montagne de l’âge du Bronze au Moyen Âge (Pyrénées, Provence alpine).

Au Maroc, le site de Rirha (plaine du Gharb), implanté sur les terrasses alluviales de l’oued Beht, permet d’éclairer de façon diachronique les pratiques d’exploitation des ressources végétales et des espaces depuis les aménagements maurétaniens, l’essor et l’abandon de la cité antique et les installations à la période islamique. Dans l’Anti-Atlas, le site médiéval d’Îgîlîz et son environnement montagnard semi-aride actuel constituent un observatoire archéologique et ethnobotanique sur les différents terroirs investis avec l’exploitation sylvo-agro-pastorale de l’arganier (Argania spinosa) et son association avec une polyculture étagée en technique irriguée ou sèche et l’élevage caprin-ovin.

 


Cécile Callou    S. Grouard   

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  • Cécile Callou, S. Grouard, Christine Lefevre, Marie-Pierre Ruas, Noémie Tomadini, et al.. Exotique. Christophe Lavelle; Marie Merlin. Je mange donc je suis. Petit dictionnaire curieux de l’alimentation. Catalogue de l’exposition "Je mange donc je suis" (Musée de l’Homme, Paris), Muséum national d’Histoire naturelle, 2020, 2856538924. ⟨hal-02615856⟩