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    66

    De l'enseignement au CNRS: une carrière toujours entre histoire (politique, sociale, culturelle) et droit de l'Ancien Régime


    État civil

    Nom :                                     BRANCOURT

    Nom de jeune fille :                STOREZ

    Prénoms :                                Isabelle Marie Pia

    Date de naissance :                 5 mai 1957

    à :                                           Neuilly-sur-Seine

    Nationalité :                            Française

    Situation de famille :              veuve (un fils de 25 ans)

    Adresses personnelles:          La Croix d’Épine, 61170 Saint-Agnan-sur-Sarthe.

    Téléphone :                             02 33 26 24 20 ou 06 03 92 80 41.

    e-mail :                                   isabelle.brancourt@sfr.fr ou isabelle.brancourt.ext@culture.gouv.fr 

     

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    Fonction et grade :     Chargée de Recherche Hors Classe au C.N.R.S (CR-HEA 1er chevron). Entrée comme CR1  au 1er nov. 2000.

    Affectation :               - à partir du 1er janvier 2019, à l’Institut d’Histoire du Droit (IHD. UMR 7184, Université Paris II-Panthéon-Assas – C.N.R.S.).

    - du 1er janvier 2012 jusqu’à la fin de l’année 2018, à l’Institut d’Histoire des représentations et des idées dans les Modernités [IHRIM-ENS-Lyon. UMR 5317. Direction Olivier Bara] par fusion (depuis le 1er janvier 2016) du Centre d’Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées (CERPHI), département de l’Institut d’Histoire de la Pensée classique (IHPC. UMR 5037, ENS-Lyon - C.N.R.S. Direction Pierre-François Moreau) avec l’UMR LIRE, opérée pour la contractualisation 2016-2020.

                                                   - du 1er novembre 2000 au 31 décembre 2012 : à l’Institut d’Histoire du Droit (IHD. UMR 7184, Université Panthéon-Assas-Paris II – C.N.R.S., dans le département : Centre d’étude d’histoire juridique (C.E.H.J., Archives Nationales).                    

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    Langues étrangères : espagnol (connaissance et pratique depuis l’âge de 7 ans, remise à niveau en 2016-2017), anglais (connaissance renforcée par des stages 2008 et 2009, des formations et par la lecture. Remise à niveau demandée pour 2018), latin (niveau scolaire 6e-Ter).

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    Concours

    1986 : reçue 9ème (sur 600) au C.A.P.E.S. théorique d’Histoire et de Géographie (première candidature).

    1986 : reçue 39ème (sur 75) au concours d’Agrégation d’Histoire (première candidature).

    2000 : reçue 2e (sur 52) au concours CR1 d’entrée au CNRS (première candidature).

    2006-2013 : 9 candidatures au concours DR2 (7 en section 36 de 2006 à 2012), 2 en section 35 en 2012 et 2013), avec un classement en 2008 (9e pour 5 postes, 4 pourvus), en 2011 (14e pour 7 postes), en 2012 (9e pour 5 postes). Abandon des candidatures pour raisons personnelles.

    Diplômes et titres universitaires. Qualifications

    2005 (3 décembre) : Habilitation à diriger des recherches. Université de Paris 1 Sorbonne-Panthéon. Qualification sur la liste des Professeurs d’université en 2006 (première demande).

    Titre du dossier : « Le Parlement de Paris au risque de ses archives : le Parquet, le greffe, la cour ». Jury mixte Histoire du droit/Histoire-Lettres. Directeur de recherche : Nicole Lemaître. Ego-histoire publiée sur HAL Id : tel-01006136, version 1, https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-01006136

    1992 (1er   février) : Doctorat (nouveau style) de l’Université de Lille III.

    Titre de la thèse : Le chancelier d’Aguesseau. Étude biographique. Spécialisation : Histoire des idées politiques. Mention « Très honorable » avec les félicitations du jury à l’unanimité. Sous la direction du doyen Jean de Viguerie.

    Qualification sur le liste des Maîtres de conférences en 1992 (première demande)

    1987-1988 : cursus libre de DEA d’Histoire du droit à l’université Paris 2-Panthéon-Assas.

    1981 : DEA d’Histoire moderne à l’Université d’Angers (note : 18/20, au mémoire).

    1980 : Maîtrise d’Histoire moderne à l’Université d’Angers (note : 19/20 au mémoire).

    1978 : Licence d’Histoire-Géographie de l’Université Paris IV-Sorbonne.

    1975 : Baccalauréat Littéraire Section A3 (mathématiques à l’écrit), mention Bien.

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    Activités d’enseignement jusqu’à mon accession au poste de maître de conférences

    *1982-1991 : professeur d’histoire-géographie au Lycée privé (sous contrat d’association) Saint-Louis-de-Gonzague, 12 rue Franklin, 75116 Paris. J’ai tout au long de ces années donné des enseignements dans différentes universités et instituts d’enseignement supérieur (TD et CM).

    *1991-1992 : Agrégée contractuelle sur un poste de PRAG à l’Université de Lille III-antenne d’Arras. T.D. d’Histoire moderne de 1ère année de D.E.U.G.

    *1992-1993 : Professeur Agrégé (PRAG) à l’Université d’Artois. J’ai assuré dans ce poste aussi bien des enseignements d’histoire moderne (T.D. de D.E.U.G, C.M. et T.D de Licence) que des cours d’Histoire médiévale (C.M. et T.D semestriels en Licence) et d’Histoire contemporaine (auprès des géographes). Ces enseignements embrassaient un éventail de sujets du XIVe au XXe siècle.

     

    Activités d’enseignement et de recherche après mon accession au poste de Maître de conférences (1993-1998)

    Recrutée sur un poste d’histoire moderne à l’Université d’Artois, j’ai assuré, à partir de l’année 1993-1994, des enseignements de D.E.U.G, de Licence, de maîtrise et de D.E.A., enfin de préparation au C.A.P.E.S. Les thèmes principaux des cours ont été : l’Europe, de la monarchie absolue à sa remise en cause (XVIIe et XVIIIe siècle), la France des XVIIe et XVIIIe siècles, sans exclure la participation à des modules divers sur la période moderne. En maîtrise et D.E.A., les séminaires étaient les fruits de mes recherches. J’ai assuré, sous le contrôle d’Alain Lottin, le tutorat des maîtrises. Pour la préparation au C.A.P.E.S, j’ai assuré l’introduction générale à la préparation (méthodologie du concours) et les T.D. d’histoire moderne (la France des Lumières).

    Responsabilités :

    En 1993-1994, j’ai été chargée à l’Université d’Artois de la mise en place et de la coordination de la préparation au C.A.P.E.S d’Histoire-Géographie. À ce titre, j’ai assuré la liaison entre l’université et l’I.U.F.M. du Nord-Pas-de-Calais.

    La même année, j’ai participé à l’élaboration de la maquette officielle d’une Licence «Lettres-Histoire» destinée à faciliter aux étudiants la préparation du concours des Écoles.

    À partir de 1995, j’ai fait partie de la commission des spécialistes de l’Université d’Artois, puis à partir de 1997, de l’Université du Littoral (Boulogne-sur-Mer), jusqu’à mon entrée au CNRS.

     

    1998-2000 : délégation au C.N.R.S.

    Ma délégation au C.N.R.S., à partir de septembre 1998, dans le cadre du Centre d’Étude d’Histoire Juridique, m’a permis de travailler sur le parquet du parlement de Paris aux XVIIe et XVIIIesiècles et ses magistrats. J’ai étudié le fonds des archives des conclusions du procureur général du parlement de Paris. J’ai ainsi mené de front l’analyse du fonds des conclusions, la découverte du monde des substituts dont j’ai entrepris l’étude dans une optique prosopographique et sociologique, enfin la mise en œuvre de l’édition annotée et commentée des Mémoires (inédits) du conseiller Le Boindre (1650-1652). Dans la logique de ces travaux, j’ai conçu, en vue du concours externe de chargé de recherche (C.R.1)(session de printemps 2000), le projet qui, sur la base d’un inventaire et de l’indexation des quelque 900 minutes des conclusions du procureur général, en fonction d’une grille d’analyse prédéterminée, et devant l’inaccessibilité persistante des archives et l’extrême pauvreté de la bibliographie sur la procédure du parlement aux XVIIe-XVIIIes. (surtout civile), devait proposer la constitution d’un corpus de données tirées des registres et minutes de la cour afin de promouvoir une véritable science pratique de la procédure civile et criminelle dans le dernier siècle de l’Ancien Régime. Ce projet devait être réalisé par étapes successives. Ce cycle de travail a été marqué par ma participation à la journée d’étude organisée par les Archives nationales : « Écrire l’histoire du règne de Louis XIV », du 5 mai 1999, à laquelle j’ai contribué, en collaboration avec Arlette Lebigre, sur le sujet suivant : Un registre récemment identifié aux Archives Nationales : les conclusions du procureur des Grands Jours d’Auvergne. Plusieurs publications ont été le résultat de ces travaux.

     

    À partir de 2000 : activités depuis mon accession au poste de CR1

    Outre les activités de recherche qui sont la réalisation progressive du projet que j’ai présenté au concours du printemps 2000 et dont la liste de mes publications établit le bilan, j’ai veillé constamment, d’un institut à l’autre, et surtout de projet quadriennal puis quinquennal à l’autre, d’abord à inscrire mes travaux dans les perspectives évolutives des unités de recherche auxquelles j’ai appartenu, ensuite à adapter mes propres orientations/réorientations aux objectifs, parfois nouveaux et novateurs (diffusion et valorisation facilitées par les archives ouvertes, par l’ouverture précoce d’un carnet de recherche sur Hypothèses.org), qui nous ont été fixés au niveau de l’INSHS en général, au niveau des sections du CnCNRS, actuellement de la section 33 à laquelle j’appartiens depuis la fin de l’année 2014, en provenance de la section 36. J’ai participé, dans le cadre du CNRS, à plus de quarante-huit colloques, congrès ou journées d’étude ; dans le même temps, j’ai entrepris de compléter ma formation dans des domaines techniques liés à la valorisation des recherches ainsi qu’en langues étrangères ; j’ai également et progressivement repris des activités annexes d’enseignement ; j’ai enfin été amenée très vite à encadrer les recherches d’étudiants, doctorants ou non, et de chercheurs. Pour plus de détails, voir infra.

    Responsabilités institutionnelles au sein du CNRS

    Mon implication dans la vie du CNRS s’est concrétisée, depuis 2010, dans ma candidature et ma nomination comme déléguée SNCS du personnel au Comité Spécial Hygiène et Sécurité (CSHS) de la Délégation Paris A, en mars 2010. Ont suivi deux sessions de formation (avril et mai 2010) et ma participation aux Conseils biannuels (Ivry. octobre 2010, avril et octobre 2011). Cela a impliqué un travail d’information et de transmission de cette information auprès des laboratoires, à commencer par l’IHD auquel j’appartenais alors, également ma participation à des enquêtes de la Délégation et de la DRH sur le travail au CNRS (travail isolé, condition des handicapés, rôle et perception des services sociaux du CNRS par les usagers, etc.). Mon changement de laboratoire ayant entraîné mon changement de délégation, de Paris A à Rhône-Auvergne, j’ai quitté le CSHCT de Paris A pour poser ma candidature à la délégation syndicale titulaire au Conseil national supérieur des Personnes handicapées (CNSPH) auquel j’appartiens donc depuis le début de 2015 (participation active aux conseils biannuels, ainsi qu’à toutes les manifestations liées à l’intégration et à la promotion de la condition des personnes handicapées au CNRS).

    Depuis juin 2017, je suis membre suppléant du Comité de suivi des thèses de l’École doctorale 3LA de l’Université de Lyon.

     

     


     

     

    II – BILAN DE MON ACTIVITÉ SCIENTIFIQUE

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    J’ai construit ma carrière comme une fusée à étages, l’élaboration de chacun des « étages » créant les conditions de l’étape ultérieure. J’ai accumulé ainsi, tant par mes formations initiales que par l’apprentissage des métiers de l’enseignement et de la recherche, des compétences et une expérience diversifiée. Professeur d’histoire-géographie dans l’enseignement secondaire dès l’achèvement de mon cursus universitaire, au cours duquel j’ai été recrutée comme monitrice allocataire, j’ai assuré les bases de mon métier en candidatant aux concours de CAPES et d’Agrégation d’histoire, la même année avec succès (1986), tout en m’impliquant, dès 1982, dans des TD auprès de différents professeurs de l’enseignement supérieur, dans différentes institutions universitaires, et sur des périodes variées de l’histoire (moderne surtout, mais aussi médiévale et contemporaine). L’étape suivante logique a donc été celle de mon doctorat (élaboré tout en travaillant) et de mon entrée dans l’enseignement supérieur (dès 1991), d’abord comme PRAG, puis comme maître de conférences (1993). Seules des circonstances géographiques et familiales m’ont incitée à passer de l’Université au CNRS. Après une délégation réussie, de deux ans, au CEHJ spécialisé en histoire du droit et de la justice au Parlement de Paris (dir. J.M. Carbasse), j’ai tenté le concours CR pour y rester, donc dans la section à laquelle cette unité était rattachée. Je peux me prévaloir d’avoir conduit mon activité à la satisfaction constante de mes professeurs, directeurs, supérieurs hiérarchiques et recruteurs, comme en atteste, d’une part mon recrutement précoce comme monitrice allocataire (dès 1979), d’autre part les lettres de recommandation jointes en annexe n°1.

    Depuis mon entrée au CNRS, je n’ai cessé de poursuivre un même objectif scientifique : me situer à un carrefour épistémologique sur le thème de l’exploitation des archives judiciaires et privées du Parlement de Paris, à l’époque moderne dans une perspective historique et juridique, d’abord ; puis, plus largement, littéraire, sociologique, idéologique et philosophico-politique. Mon entrée, dès ma délégation au CNRS, dans une équipe de juristes et l’aspect juridique des recherches poursuivies expliquaient mon rattachement à la section 36 du CoNRS. Depuis 2015, mon entrée dans la section 33 s’est confortée, techniquement, de la dématérialisation progressive des papiers, documents et archives dont l’analyse constitue le centre de mes projets, de l’ouverture de mes recherches à des problématiques plus générales, plus « littéraires » aussi. De l’histoire de la justice et de la procédure à celle de la société de la « Robe » et à l’étude de la philosophie politique sous-jacente, mes travaux et le développement de coopérations et de collaborations m’assurent, par ailleurs, la réussite de l’adaptation de mon programme aux axes de ma très dynamique équipe[1]. Je me suis faite, depuis longtemps, l’avocate d’une politique résolue de collaboration en réseaux de laboratoires qui travaillent des problématiques proches, avec des regards différents mais complémentaires. Ma place confortée au sein de l’IHRIM m’a offert l’occasion d’une autre forme d’interdisciplinarité dont les derniers projets et manifestations scientifiques auxquels j’ai participé, démontrent assez le caractère collectivement prometteur et personnellement stimulant.

    Les points forts de mon parcours scientifique me paraissent au nombre de quatre :

    1) la cohérence dans la diversité de mes recherches : de l’étude de la vie, de l’œuvre et de la pensée du chancelier Henri François d’Aguesseau à la connaissance des pratiques, des procédures, de la justice et du personnel du Parlement de Paris, le fil conducteur de tous mes travaux est celui d’un univers d’une exceptionnelle richesse, celui de la grande Robe d’Ancien Régime, de son patrimoine mental et intellectuel, de son rôle historique, juridique et politique dans l’évolution de la France moderne, du caractère fondateur de nombre de ses principes, tant dans le domaine du droit que dans celui des idées politiques qui se sont transmises jusqu’à nous. La diversité est temporelle et conceptuelle, la compréhension du Parlement de Paris moderne ne dispensant ni de remonter jusqu’aux origines, donc au Moyen Âge, ni de comparer avec les autres parlements et cours souveraines de la France moderne, ni de passer de sources mémorielles à des sources théoriques (en droit comme en philosophie). Dès lors, mes travaux ont bénéficié de la participation à de très nombreux échanges, souvent interdisciplinaires, et très largement internationaux (avec des collègues américains, italiens, britanniques et espagnols, principalement, ponctuellement allemands, belges ou suisses). 

    2) l’adaptation aux problématiques contemporaines : tant sur le plan scientifique qu’idéologique, les interrogations de notre génération ne m’ont jamais laissée indifférente ; elles ont même largement contribué à orienter mes travaux de façon à participer aux débats publics d’aujourd’hui et à contribuer, dans mes enseignements, si modestement que cela paraisse, à préparer la génération suivante à y faire face et à trouver d’éventuelles solutions. J’ai ainsi été successivement, ou alternativement, mobilisée par la réflexion : - autour de la naissance et de la nature de l’État, et donc des relations entre les pouvoirs (politique, législatif, judiciaire), pour une distinction claire entre des notions proches, trop souvent confondues ou pensées comme interchangeables : pouvoir, gouvernement, autorité, puissance (cf. groupes de recherche B. Guené-A. Rigaudière-J. Krynen-J.-Ph. Genêt[2] pour le Moyen Âge, Y.-M. Bercé-R. Descimon et A. Guerreau, J. Cornette, ou B. Vonglis, pour les temps modernes, et pour ne citer que les principaux) : cette problématique oriente largement mes travaux sur d’Aguesseau, sur la Fronde, sur les translations du Parlement de Paris, sur l’évolution du regard des juristes sur la noblesse (entre le XVIe et le XVIIIe siècle), sur les origines d’un « conservatisme » à la française ; - autour de l’indépendance de la justice et du rôle du ministère public dans la distribution de la justice, les nécessaires évolutions ou progrès de la procédure pénale (un thème d’intérêt général depuis les années 1993-2003, et spécialement depuis un certain nombre de scandales judiciaires très médiatisés) : c’est toute l’actualité de mes travaux sur le parquet du Parlement de Paris au XVIIIe siècle, sur le monde des substituts du Procureur général du roi (tout à fait pionniers en 1999), aujourd’hui sur le greffe de cette institution hors-norme (et la découverte de ses archives, depuis 2010 surtout).

    3) la précocité de mon entrée dans l’univers technologique de notre temps : de la simple utilisation de l’ordinateur personnel (traitement de texte, dès 1987) à l’apprentissage des logiciels spécialisés dans le stockage et le traitement des données (Excel et métrologie dès 1993, bases de données dès 2002, dont Access à partir de 2008) ou dans la facilitation de l’enseignement et de la communication scientifique (PowerPoint dès 2002).

    4) le pari dès 2009 sur les Humanités numériques : en témoigne le lancement en février 2009, dès la première information en ce sens (intervention de Pierre Mounier, Délégation Paris A, Ivry, janvier 2009), de mon Carnet de recherche Parlement(s) de Paris et d’ailleurs. Chronique des recherches dans des archives hors-norme, sur Hypothèses.org, dans les vingt premiers de ce portail du CLEO qui en compte aujourd’hui plus du millier. À partir de ce moment, j’ai constamment approfondi les potentialités (rapidité, flexibilité, internationalité, etc.) du numérique pour la diffusion de recherches comme les miennes, qui, reposant sur des archives absolument incroyables en qualité comme en quantité, et une historiographie toute aussi monumentale, nécessitent des moyens aussi exceptionnellement efficaces de collecte, de classement, d’indexation et de diffusion de l’information.

    L’originalité de mon cursus est institutionnelle et scientifique : - elle réside d’abord dans les fonctions exercées et la manière de les accomplir : en quarante ans, je suis passée de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur puis à la recherche à temps plein. J’ai parcouru pratiquement tous les niveaux d’enseignement, du collège au Master et à l’encadrement du doctorat, avec un plaisir sans restriction à tous les niveaux, et donc avec succès. Je n’ai jamais perdu le contact avec la recherche au cours de mes années d’enseignement, même secondaire. De même, je n’ai jamais perdu de vue l’enseignement, même scolaire, depuis mon entrée au CNRS comme chargée de recherche. Je suis donc impliquée dans les débats contemporains qui agitent le monde de l’Éducation nationale et de l’ESR, tant auprès des syndicats qu’au niveau associatif.

    L’originalité scientifique de mes recherches me semble résider en 3 points :

    1) Autour de d’Aguesseau, d’abord, je m’honore d’avoir osé, malgré les hésitations même d’une personnalité telle que Roland Mousnier, rompre l’exclusivité de la méthode sociologique, sérielle et structurelle pour le choix de mon sujet de thèse, dont l’intitulé fut « Le chancelier d’Aguesseau. Essai biographique » : en février 1992, j’étais donc, en France, et depuis quelques lustres, l’une des premières personnes à proposer en doctorat une approche biographique. C’était soutenir que l’individuel, la personnalité de quelqu’un en particulier, son éducation, sa carrière, sa pensée et ses idées (Henri François d’Aguesseau, 1668-1751), pouvaient permettre une rénovation du regard historiographique sur une institution, si importante soit-elle (le Parlement de Paris ou le Conseil du roi), sur une époque, si complexe soit-elle (le temps de la « crise de la conscience européenne », « de Colbert à l’Encyclopédie »). Sur ce terrain, j’ai rejoint sans le savoir alors des recherches de collègues anglo-saxons de la génération précédente (Orest Ranum, sur Bouthillier de Chavigny ; John Rogister sur le comte d’Argenson) ; j’ai été rapidement rejointe par d’autres jeunes collègues (Françoise Hildesheimer sur Richelieu, Olivier Chaline sur Godard de Belbeuf, Gauthier Aubert sur le Président de Robien, etc.) alors que dès 1996, la biographie scientifique revenait à l’honneur des congrès historiques (AHMUF).

    2) Aux risques d’un fonds d’archives hors du commun, ensuite (la monumentale série X du Parlement de Paris aux Archives nationales de France, la première d’Europe dit-on, i.e. quelque 30.000 articles – registres ou cartons), je me suis lancée à l’assaut de la partie moderne pour une exploitation méthodique qui permette de construire un pont épistémologique entre l’histoire et le droit sur le thème de l’exploitation scientifique des actes du Parlement de Paris pour une histoire renouvelée de la justice civile et criminelle des XVIIe-XVIIIe siècles. Alors que les travaux, parfois remarquables, des générations antérieures d’historiens (Ch. Desmaze, E. Fayard, Félix Aubert…, jusqu’à Philippe Payen) ont contourné la redoutable série des archives authentiques de l’institution, pour privilégier le Fonds Joly de Fleury, à la BnF, ou des copies anciennes, ou bien se sont concentrés sur les archives médiévales, au volume incomparablement plus abordable avant une inflation,constatée dès le milieu du XVIe siècle par Jean Du Tillet (Édouard Maugis, Pierre Timbal et ses collaborateurs du CEHJ, Claude Gauvard, et tant d’autres). La plupart des historiens ont ratissé les espaces plus séduisants, il faut le dire, de la littérature mémorielle, des correspondances, des sources littéraires. Malgré les guides fournis par les archivistes, dès la 2e moitié du XIXe siècle, il fallait un brin d’inconscience pour affronter la masse, les obscurités et la paléographie des registres et minutes de la série X. J’ai réussi à entrer dans leur familiarité (encore relative) en découvrant, et en le suivant, un guide de l’époque dont les archives reposaient dans la série U, peu exploitées faute de l’identification précise de leur auteur, un simple commis du greffe, Jean Gilbert, surnommé « de L’Isle ».

    3) Pour une conciliation des inconciliables, je crois avoir été, du moins explicitement, l’un des premiers auteurs en histoire de la France moderne, à oser, preuves archivistiques à l’appui, une hypothèse nouvelle sur la nature et les formes (intellectuelles et institutionnelles) de l’évolution de la monarchie française, précisément d’Henri III à Louis XVI : c’était l’affirmation, entre les tenants du Roi et les partisans du Parlement, d’un processus partagé de « constitutionnalisation » du régime politique à l’heure des rois « de droit divin », « de gloire » et de « raison d’État », et au sens moderne de la « constitution ». De façon intuitive à la fin de mes travaux de thèse, puis en 2005, à travers l’étude multiséculaire des crises politico-militaires qui avaient entraîné les translations du Parlement de Paris dans des villes de province (Poitiers, XVe siècle ; Tours, au XIVe siècle, Pontoise, 3 fois, et Troyes aux XVIIe-XVIIIe siècles), il m’est apparu clairement que la « juridicisation » du politique, progressive à partir de Bodin dans les milieux de la robe. Avec d’Aguesseau, par ex., on assiste à la promotion d’un État moderne et monarchique, juridiquement établi (encore en des modes de relations imprécises), sur une distinction croissante des pouvoirs (politique – donc exécutif et militaire, législatif, judiciaire, administratif) jusque-là indistincts. Non sans hésitations, il est vrai, la doctrine monarchique introduit une progressive attribution – exclusive ou à prétention d’exclusivité – au roi seul, ou, au contraire, aux uns ou aux autres, de leur exercice. Ce régime, tout royal qu’en soit le détenteur, tend ainsi à reposer sur les bases décidément modernes, sur une « raison », du moins des conceptions rationnelles (voire rationalistes) de la société de l’Homme et de ses droits. Au contraire l’État royal qui s’est développé peu à peu à partir du XIIIe siècle – et le Parlement y contribue essentiellement (cf. Jean Hilaire) – avec la renaissance du droit romain impérial (Jacques Krynen), reposait sur une fondamentale et « naturelle » adaptation aux circonstances, élaborant ainsi un corps de pratiques politiques coutumières où la réponse pragmatique prévaut sur la solution juridique. Dès lors, au XVIIIe siècle, « Roi » et « Parlement » se servent, à front renversé, de la même conception juridique de la souveraineté (cf. mes travaux sur le lit de justice de 1787).



    [1] Voir : http://ihrim.ens-lyon.fr/recherche/ Je participe aux axes 1, 3 et 4.

    [2] Cf. http://www.persee.fr/doc/arss_0335-5322_1997_num_118_1_3219


    Books7 documents

    • Isabelle Brancourt. Un Gilbert méconnu. Magistrature et quotidien du Parlement de Paris dans le premier XVIIIe siècle: Texte présenté et annoté par Isabelle Brancourt. Hélène Cussac. Editions du Net, 2016, Collection Dix-Huitième Siècle Hélène Cussac; Marcel Dorigny, 979-10-92328-07-3. ⟨hal-01422877⟩
    • Isabelle Brancourt, Storez-Brancourt Isabelle. Le Régent, la Robe et le commis-greffier : Introduction à l'édition intégrale du Journal du Parlement de Pontoise, en 1720. Isabelle Brancourt. Association des Amis de Guy Augé, pp.359, 2013, Hors série N° 1, Jean-Pierre Brancourt. ⟨halshs-00815650⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. CORPUS, revue de philosophie : " D'Aguesseau ". Isabelle Storez-Brancourt. Centre d'Études d'Histoire de la Philosophie Moderne et contemporaine. Université Paris X, pp.5-34, 2007, Martine Markovits. ⟨hal-00273428⟩
    • Barbara Anagnostou-Canas, Robert Carvais, Sylvie Daubresse, Louis de CarbonniÈres, José Javier de los Mozos Touya, et al.. « Dire le droit : normes, juges, jurisconsultes ». Barbara ANAGNOSTOU-CANAS. Éditions Panthéon-Assas, diffuseur LGDJ,, 333 p., 2006. ⟨hal-00129033⟩
    • Isabelle Brancourt. Les Méditations métaphysiques sur les vraies et fausses idées de la justice : Réédition. Isabelle Brancourt et Laurent Fedi. Fayard, pp.798, 2005, Corpus des oeuvres philosophiques. ⟨halshs-00554477⟩
    • Isabelle Brancourt. Débats du Parlement pendant la minorité de Louis XIV : Mémoires du conseiller Jean Le Boindre. Tome II. Librairie Honoré Champion, pp.653, 2002, Pages d'archives, Françoise Hildesheimer. ⟨halshs-00554478⟩
    • Storez Isabelle, Isabelle Brancourt. Le chancelier Henri François d'Aguesseau (1668-1751) : Monarchiste et libéral. Isabelle Storez. Editions Publisud, pp.635, 1996, La France au fil des siècles, Françoise Hildesheimer et Odile Krakovitch. ⟨halshs-00551610⟩

    Directions of work or proceedings2 documents

    • Isabelle Brancourt. Au cœur de l’État : parlement(s) et cours souveraines sous l’Ancien Régime. Isabelle Brancourt. Séminaire Parlement(s) et cours souveraines, Mar 2011, Les Classiques Garnier, pp.431, 2020, Constitution de la modernité, 978-2-406-09785-3. ⟨10.15122/isbn.978-2-406-09785-3⟩. ⟨halshs-01976499⟩
    • Isabelle Brancourt, Olivier Poncet. Une histoire de la mémoire judiciaire : Actes du colloque international des 12, 13 et 14 mars 2008. Paris. France. Ecole des Chartes, pp.399, 2009. ⟨halshs-00582632⟩

    Journal articles24 documents

    • Isabelle Brancourt. Entre liberté et autorité. Naissance "parlementaire" d'un conservatisme à la française. La légitimité, 2017, Le conservatisme, pp.17-53. ⟨halshs-01976190⟩
    • Isabelle Brancourt. Paris, Saint-Germain et Pontoise : le Parlement et le Roi à l'époque de la Fronde. Bulletin des Amis du vieux Saint-Germain, Les Amis du vieux Saint-Germain. Société d'Art et d'Histoire de Saint-Germain-en-Laye, 2015, Louis XIV et les Jacobites à Saint-Germain-en-Laye, pp.228-242 / ISSN : 1761-7049. ⟨halshs-01235300⟩
    • Isabelle Brancourt. Au plus près des sources du Parlement criminel : jalons sur l'inceste au début du XVIIIe siècle. Revue historique de droit français et étranger, Sirey, Dalloz, 2014, 3 (Juil.-sept.), pp.437-451. ⟨halshs-01216792⟩
    • Isabelle Brancourt. Sacre et légitimité dans l’histoire et le droit : l’exception de 1429. Revue Jeanne d’Arc, 2014, pp.13-31. ⟨halshs-01177636⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. "C'est légal parce que je le veux" : loi et constitution dans le face à face du roi et du parlement de Paris à la fin de l'Ancien Régime. Parlement[s], Revue d'histoire politique, Presses universitaires de Rennes (2016-..), 2011, 2011/1 (n° 15), p. 63 à 78. ⟨halshs-00580374⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt, Storez Isabelle. Un Gilbert méconnu : histoire d'une identification et réappropriation d'une collection d'archives. Revue historique de droit français et étranger, Sirey, Dalloz, 2011, 89 (1) (n° 1, janvier-mars 2011), p. 17-42. ⟨halshs-00622832⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Compte rendu : Jacques Krynen, L'idéologie de la magistrature ancienne, t. I de L'Etat de justice, XIIIe-XXe siècle, Paris, 2009. Histoire, économie et société, Armand Colin, 2011, 2011, 30ème année (1, mars 2011), pp.119 à 121. ⟨halshs-00598380⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Compte rendu : Benoît Garnot, Histoire de la justice. XVIe-XIXe siècle. Revue historique de droit français et étranger, Sirey, Dalloz, 2010, p. 329-333. ⟨halshs-00580383⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Compte rendu : Daniel Jousse : Un juriste au temps des Lumières (1704-1781). Histoire, économie et société, Armand Colin, 2010, 29ème année (n° 3, septembre 2010), p. 111-112. ⟨halshs-00580377⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Compte rendu : Correspondance générale de La Beaumelle (1726-1773). Histoire et archives, 2006, 2ème semestre 2005 (n° 18), p. 223-224. ⟨halshs-00580388⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Recherche Loubette désespérément ou Histoire vraie d'un procès civil. Revue historique de droit français et étranger, Sirey, Dalloz, 2003, avr.-juin 2003 (n° 81 (2)), p. 247-255. ⟨halshs-00580390⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Compte rendu : Justice et identité sous la Restauration. Histoire et archives, 2003, 1er semestre 2003 (n° 13), p. 127-130. ⟨halshs-00580393⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. De la pratique à la chaire universitaire : l'enseignement de la procédure au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle. Revue d'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique, SHFD/ Librairie générale de droit et de jurisprudence, 2003, p. 51 à 80. ⟨halshs-00580396⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. L'activité judiciaire du Parlement à Pontoise en 1652 et en 1720 : Le Parlement au fil des ses archives. Histoire et archives, 2003, 2ème semestre 2002 (12), p. 193 à 209. ⟨halshs-00582627⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. De la " pratique " à la chaire universitaire : l’enseignement de la procédure civile au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Revue d'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique, SHFD/ Librairie générale de droit et de jurisprudence, 2002, pp.51-80. ⟨halshs-01786243⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Compte rendu : Joël Félix, Finances et politique au siècle des Lumières. Le ministère L'Averdy. Histoire et archives, 2000, 2ème semestre 2000 (n° 8), p. 154-157. ⟨halshs-00580399⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Compte rendu : Philippe Payen, Les arrêts de règlement du Parlement de Paris au XVIIIe siècle. Histoire et archives, 2000, 1er semestre 2000 (n° 7), p. ⟨halshs-00580401⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt, Storez Isabelle. Henri François d'Aguesseau. Limoges, 1668-Paris, 1751. Célébrations nationales. 2001, 2000, p. 21-22. ⟨halshs-00580406⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Les conclusions du procureur général au parlement de Paris. Analyse du fonds des Archives nationales. Histoire et archives, 2000, 2ème semestre 1999 (n° 6), p. 5 à 24. ⟨halshs-00580403⟩
    • Isabelle Brancourt, Strorez Isabelle. Fringale ou subversion ? Les journées insurrectionnelles de Germinal et Prairial an III. Vu de Haut, 1989, p. 43 à 59. ⟨halshs-00580410⟩
    • Isabelle Brancourt, Storez Isabelle. D'Aguesseau entre l'Eglise et l'Etat. Vu de Haut, 1989, p. 91 à 101. ⟨halshs-00580408⟩
    • Isabelle Brancourt, Storez Isabelle. Pascal et l'égalité. Bulletin de la Société française d'Histoire des idées et d'Histoire religieuse, 1985, pp.13-27. ⟨halshs-00554473⟩
    • Isabelle Brancourt. L"égalité dans l'oeuvre du chancelier d'Aguesseau. Cahiers de Philosophie politique et juridique, 1982, pp.103-117. ⟨halshs-00554475⟩
    • Isabelle Brancourt. La philosophie politique du chancelier d'Aguesseau. Revue historique, Presses Universitaires de France, 1980, CCLXVI (n° 2), pp.381-400. ⟨halshs-00554476⟩

    Book sections11 documents

    • Isabelle Brancourt. Henri François d'Aguesseau (Limoges. 27 novembre 1668 - Paris. 9 février 1751). Le Livre des Commémorations nationales 2018, 2017. ⟨halshs-02913171⟩
    • Isabelle Brancourt. Entre Anciens et Modernes. Ou comment écrivent et pensent les jurisconsultes du début du XVIII e siècle. Christelle Bahier-Porte; Claudine Poulouin. Ecrire et penser en Moderne (1687-1750), Honoré Champion, pp.395-410, 2015, Les dix-huitièmes siècles, 978-2-7453-2958-5. ⟨halshs-01248115⟩
    • Isabelle Brancourt. Du parquet à la chancellerie : D’Aguesseau et le contrôle des juges dans la première moitié du XVIIIème siècle. Follain, Antoine. Contrôler et punir : les agents du pouvoir, XVe-XVIIIe siècles, Éd. universitaires de Dijon, pp.79-92, 2015, Histoires, 978-2-36441-121-0. ⟨halshs-01177458⟩
    • Isabelle Brancourt. LES "LOIS FONDAMENTALES DE L'ESTAT" DANS QUELQUES DÉLIBÉRATIONS CRUCIALES DU PARLEMENT DE PARIS. Damien Salles; Alexandre Deroche; Robert Carvais. Etudes offertes à Jean-Louis Harouel. Liber amicorum, Editions Panthéon-Assas, pp.131-145, 2015, 979-10-90429-59-8. ⟨halshs-01235251⟩
    • Isabelle Brancourt. Bruits de réforme dans Paris sous le ministère du Cardinal de Fleury ?. Dufour, Alfred and Harouel, Jean-Louis and Montagut i Estragués, Tomàs de. La dynamique du changement politique et juridique : la réforme, Presses universitaires d'Aix-Marseille, pp.143-152, 2013, Collection d'histoire des idées politiques, 978-2-7314-0882-9. ⟨halshs-01177350⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. " Vers la punition, histoire politique et judiciaire des translations sous la Fronde et au XVIIIe siècle ". Le Parlement en exil ou Histoire politique et judiciaire des translations du parlement de Paris (XVe - XVIIIe siècle), Honoré Champion, pp.537-731, 2007. ⟨hal-00273165⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. Avant-propos et "De la translation du Parlement". Le Parlement en exil ou Histoire politique et judiciaire des translations du parlement de Paris (XVe - XVIIIe siècle), Honoré Champion, pp.7-115, 2007. ⟨hal-00273438⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. De l'utilité de la réédition des manuscrits anciens. Bernard Barbiche et Yves-Marie Bercé. Etudes dur l'Ancienne France offertes en hommage à Michel Antoine, Ecole des chartes, p. 409 à 418, 2003. ⟨halshs-00582628⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. La Parole est au Parlement : Introduction aux Débats du Parlement de Paris pendant la Minorité de Louis XIV. Librairie Honoré Champion. Débats du Parlement de Paris pendant la Minorité de Louis XIV, Honoré Champion Editeur, pp.653, 2002, Pages d'archives. ⟨halshs-00551668v2⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. Dans l'ombre de Messieurs les gens du Roi : le monde des substituts. Jean-Marie Carbasse. Histoire du parquet, Presses Universitaires de France et GIP Justice, p. 157 à 204, 2000. ⟨halshs-00582629⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. La Bienfaisance en France au siècle des Lumières. Histoire d'une idée. Gilles Deregnaucourt. Société et religion en France et aux Pays-Bas. XVe-XIXe siècles, Artois Presses Université, p. 525 à 537, 2000, Mélanges en l'honneur d'Alain Lottin. ⟨halshs-00582630⟩

    Conference papers7 documents

    • Isabelle Storez-Brancourt. « En marge de l'histoire du Parlement de Paris : les translations « pour procès » de Vendôme et de Noyon », Actes du colloque des 3-4 novembre 2004 à Paris. Dire le droit : normes, juges, jurisconsultes, 2006, France. p. 223-251. ⟨hal-00141320⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. « Le chancelier d'Aguesseau et la République des Lettres » : Actes du colloque de Pau des 7-9 juin 2006. « Le chancelier d'Aguesseau et la République des Lettres », Jun 2006, Pau, France. p. 283-294. ⟨hal-00322051⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. « L'intérêt - public et privé - dans la pensée de la magistrature louis-quatorzienne ». Histoire de l'intérêt général, 2006, France. p. 195-209. ⟨hal-00141321⟩
    • Isabelle Brancourt. Des "estats" à l'Etat : la pensée des juristes modernes face au pouvoir nobiliaire (1600-1789). Des "estats" à l'Etat : la pensée des juristes modernes face au pouvoir nobiliaire (1600-1789), Dec 2006, Lille, France. pp.49-65. ⟨halshs-00425569⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. "Des estats à l'Etat" : la pensée des juristes modernes face au pouvoir nobiliaire (1600-1750). Les juristes modernes et la noblesse, Dec 2006, Villeneuve d'Ascq, France. p. 49 à 65. ⟨halshs-00580430⟩
    • Isabelle Storez-Brancourt. « En marge de l'histoire du Parlement de Paris : les translations « pour procès » de Vendôme et de Noyon ». Dire le droit : normes, juges, jurisconsultes, 2004, PARIS, France. pp.223-251. ⟨hal-00271215⟩
    • Isabelle Brancourt, Isabelle Storez-Brancourt. Sic itur ad astra : quand le janséniste d'Aguesseau aborde le Politique. D'Aguesseau et la politique, Nov 2004, Paris, France. p. 79 à 90. ⟨halshs-00580423⟩

    Habilitation à diriger des recherches1 document

    • Isabelle Brancourt. LE PARLEMENT DE PARIS AU RISQUE DES ARCHIVES Le Parquet, le greffe, la cour. Histoire. Université Panthéon-Sorbonne - Paris I, 2005. ⟨tel-01006136⟩

    Other publications6 documents

    • Isabelle Brancourt. Droit et humanisme. Autour de Jean Papon, juriste forézien, Mireille Delmas-Marty, Antoine Jeammaud et Olivier Clerc (dir.), Paris : Classiques Garnier, coll. « Esprit des Lois, esprit des Lettres », n° 6, 2015, 273 p. ISBN 978-2-8124-3599-7.. 2017, pp.120-123. ⟨halshs-02913209⟩
    • Isabelle Brancourt. Compte rendu dans la Revue historique de Droit français et étranger, n°1, janvier-mars 2016 : Béatrice Leroy, Du franc parler en politique. Aimer et devoir écrire aux souverains en Castille au XVe siècle, Limoges : PULIM, 2014, 104 p.. 2016, pp.168-170. ⟨halshs-01357542⟩
    • Isabelle Brancourt. Jacques Krynen, L’emprise contemporaine des juges, t. II de : L’État de justice. France, XIIIe-XXe siècle, Paris : nrf , Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque des Histoires », 2 volumes, t. I, 2009 et t. II, 2012 (432 pp.). 2012, pp.633-636. ⟨halshs-02913203⟩
    • Isabelle Brancourt. Adrien Dubois, Un registre de la vicomté d’Elbeuf (1470-1472). Édition et commentaire, Caen : Publications du CRAHM, 2011, 517 p.. 2012, pp.638-639. ⟨halshs-02913213⟩
    • Isabelle Brancourt. Le Parlement et la fabrique de la norme au XVIIIe siècle : Recension d'une thèse incontournable. 2000. ⟨halshs-00840250⟩
    • Isabelle Brancourt. Port-Royal et l'Histoire : Notes de lecture. 1999, pp.149-152. ⟨halshs-00989198⟩

    Preprints, Working Papers, ...8 documents

    • Isabelle Brancourt. D’une hypothèse à l’autre : la recherche en “Parlement”, ses avancées et ses obstacles. 2015. ⟨halshs-01181464⟩
    • Isabelle Brancourt. La messe rouge, entre Parlement et Sainte-Chapelle : un témoignage inédit sur la liturgie du début du XVIIIe siècle. 2015. ⟨halshs-01181417⟩
    • Isabelle Brancourt. Du coup d’État à l’époque moderne : considérations lexicographiques et historiques. 2015. ⟨halshs-01181459⟩
    • Isabelle Brancourt. L’inceste à travers les archives du Parlement de Paris, au début du XVIIIe siècle. 2015. ⟨halshs-01181431⟩
    • Isabelle Brancourt. Entre Anciens et Modernes ou comment écrivent et pensent les jurisconsultes du début du XVIIIe siècle. 2015. ⟨halshs-01181441⟩
    • Isabelle Brancourt. Histoire de France et d’ailleurs à travers les Lettres persanes. 2015. ⟨halshs-01181413⟩
    • Isabelle Brancourt. Janséniste ou constitutionnaire ? D’Aguesseau dans les tempêtes religieuses du début du XVIIIe siècle. 2015. ⟨halshs-01181465⟩
    • Isabelle Brancourt. D'Aguesseau et Montesquieu : influence réciproque ou parallélisme concurrent ?. 2015. ⟨halshs-01181446⟩