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CV Didier Courbet


 

 Didier Courbet

Professeur des Universités à Aix-Marseille Université

Chercheur à l'Institut de Recherche en Sciences de l'Information et de la Communication - IRSIC

Pour les travaux détaillés de Didier Courbet  cliquez ici  

 

► Biographie succincte :

Didier Courbet est Professeur des Universités, enseignant notamment à la Faculté de Médecine (CHU Marseille) et à l’Ecole de Journalisme et de Communication (EJCAM ). Docteur et HDR en Sciences de l’information et de la Communication (thèse réalisée sous la codirection de Jean-Noël Kapferer, HEC Paris), il a suivi une double formation en Psychologie expérimentale (cognitive, sociale) et en communication (SIC), à la fois théorique et professionnelle (Marketing/Publicité). Responsable de la Licence Professionnelle de Marketing Digital "E-commerce, réseaux de communication" (MRC, IUT d’Aix en Provence) il est également Chercheur à l’Institut de Recherche IRSIC, dont il est le Directeur Adjoint et Chercheur associé au GRCP à l’Université Laval au Canada.

Il est spécialisé dans l’étude des interactions entre l’humain et les technologies de l’information et de la communication (effets, réception et usages sociaux des nouvelles technologies numériques et des médias sociaux ou « classiques », à l’interface des sciences cognitives et des sciences psychosociales) dans deux domaines à forts enjeux sociaux, économiques et pour la santé :

- Nouvelles technologies, nouveaux usages et effets sur les cognitions et les comportements : technologies persuasives en marketing et publicité, serious game et gamification, applications mobile et objets connectés.

-  En contexte de risques majeurs : santé et politique publiques (depuis 2014 Didier Courbet est expert pour l’INSERM), paniques et fortes émotions collectives (sur les réseaux sociaux, images violentes dans les médias) -voir ci dessous-

Dans une perspective d’information scientifique et technique et au sein des "humanités numériques" (digital humanities), Didier Courbet s’intéresse actuellement aux notions de "transhumanisme" (NBIC) et de "neuromarketing" (apports, limites). Plus précisément, ses thématiques de recherches portent sur les axes suivants :

► Problématiques et Axes de recherche :

Les technologies de la communication (qu’elles soient digitales : mobile, web, objets connectés... ou médias plus "historiques" : télévision) ont pris une ampleur telle dans nos sociétés que regarder des écrans est devenu la première activité humaine (en dehors du sommeil). Au cœur de la révolution numérique à forts enjeux sociaux, économiques et politiques, le défi est maintenant de mieux comprendre les usages et les effets de ces TIC -et de leurs contenus- sur l’humain et les nouveaux modes de communication qu’elles instaurent. Il s’agit de repenser, dans leur complexité, les processus cognitifs et affectifs, conscients ou non conscients, mais aussi les processus psychosociaux et nouveaux modes d’interaction sociale impliqués dans les usages et dans les effets. Dans ce contexte, les recherches de Didier Courbet portent plus spécifiquement sur les quatre domaines d’application :

1. Quelles sont les influences (notamment non conscientes et "implicites") et les processus de réception de la publicité digitale et de la communication marketing utilisant les récentes technologies interactives de l’information (ex. advergame mobile, réseaux sociaux numériques, nouvelles technologies persuasives connectées) ? Les recherches expérimentales que nous menons sur ces thèmes ont un objectif avant tout scientifique. Elles enrichissent, dans un second temps, une réflexion plus distancée sur l’usage "éthique", sur les apports et les limites, de ces outils en contexte démocratique, et ce dans l’intérêt même des entreprises. C’est notamment le cas avec le "Neuromarketing" et l’instrumentalisation des neurosciences et des sciences cognitives (Courbet et Benoit, 2013) ou, dans un tout autre contexte avec la propagande politique numérique utilisant des procédés de "manipulation digitale".

2. Images violentes. Quels sont les effets des images violentes ou générant des "paniques" collectives (vidéos web, actualités, films...) sur les enfants, adolescents et adultes ? Quels sont leurs effets sur les comportements de violence sociale et sur le sentiment collectif d’insécurité ?

3. Médias sociaux et émotions collectives : nous postulons que les réseaux et médias sociaux numériques -en interaction avec les médias plus historiques (télévision) et le "monde social réel" - conduisent à de nouveaux modes de gestion des émotions collectives, qui en outre seraient différents selon les caractéristiques psychosociales des personnes. Pour appuyer cette thèse, nos travaux étudient, à l’aide d’enquêtes de terrain, comment les publics réagissent aux événements et images médiatiques extraordinaires (montrant de forts risques pour les populations et leur sécurité, pouvant générer des "paniques" et peurs collectives ou d’intenses réactions émotionnelles : terrorisme, attentats, catastrophes sanitaires et environnementales, décès brutal d’une célébrité chez ses fans...).

4. Politiques publiques, campagnes de communication et de prévention de santé publique (lutte contre les risques sanitaires : nutrition/obésité, tabagisme, épidémie...) Comment influencent-elles (ex : rôles des appels à la peur) ? Comment améliorer l’efficacité des politiques publiques (par exemple, par l’usage de nouveaux dispositifs connectés et interactifs, par les technologies persuasives appliquant les récentes recherches en communication engageante au service de l’utilité sociale) ? Sur ces thèmes, Didier Courbet travaille actuellement avec l’INSERM, l’INPES (amélioration des campagnes de lutte contre l’obésité et des messages sanitaires en France) et le Groupe de Recherches sur la Communication Politique de l’Université Laval au Canada.

Pour répondre à ces questions, nous mettons en œuvre, selon les problématiques, des méthodologies qualitatives, quantitatives et/ou expérimentales au sein d’un contexte pluridisciplinaire mobilisant les théories des sciences cognitives et de la cognition (ex : mémoire implicite, automatismes cognitifs "non conscients"), de la persuasion, des émotions, de la cognition sociale et de l’influence sociale (psychologie sociale). Il est important de préciser que nous ne perdons pas de vue la dimension critique dans l’interprétation de nos résultats expérimentaux.

Sur un plan épistémologique, nous défendons un pluralisme épistémologique et méthodologique en SIC. Dans les recherches interdisciplinaires, nous oeuvrons pour l’association des méthodes expérimentales (en milieu ordinaire ou en milieu contrôlé) avec les méthodes qualitatives. Nous essayons de penser cette articulation sur le plan de l’épistémologie normative (ex. Courbet, 2013).


Article dans une revue4 documents

  • Didier Courbet, Marie-Pierre Fourquet-Courbet. Les serious games, dispositifs de communication persuasive : quels processus socio-cognitifs et socio-affectifs dans les usages ? Quels effets sur les joueurs ? Etat des recherches et nouvelles perspectives . Réseaux, Lavoisier, 2015, 33 (194), pp.199-228. <sic_01275184>
  • Audrey Marchioli, Didier Courbet. Communication de santé publique et prévention du sida. Une expérimentation sur l'influence de mini-actes engageants via Internet.. Hermes, CNRS-Editions, 2010, pp.169-174. <sic_00581791>
  • Marie-Pierre Fourquet-Courbet, Didier Courbet. Procesos de creación y toma de decisión de los publicitarios. El caso de la publicidad en Internet. Comunicación y medios, 2009, Año 17 (N°18 segundo semestre 2008), pp. 43-55. <hal-00648178>
  • Marie-Pierre Fourquet-Courbet, Didier Courbet. Analyse de la réception des messages médiatiques. Récits rétrospectifs et verbalisations concomitantes. Communication & langages, Nec Plus, 2009, pp.117-135. <halshs-00644520>