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Doctorant en architecture et ville


La recherche que je mène dans le cadre de mon doctorat porte sur les changements de regards et de discours à l’égard du jardinage en ville depuis le début des années 2000.

Notre époque est marquée par un paradoxe : celui d’opposer l’accroissement urbain comme phénomène inéluctable à la nécessité d’un retour de la nature en ville présenté non comme un phénomène naturel mais comme un « projet » négocié dans un cadre contraint, bricolé avec les moyens du bord, calculé de manière tactique (Certeau, 1990), gagné par les interstices, profitant opportunément du jeu dans la machinerie urbaine.

Cette recherche voudrait observer et tenter d’éclairer ce moment de la fabrication de la ville, marquée par une double reconnaissance des conséquences néfastes du développement urbain pour la planète, simultanément à l’identification de pratiques militantes et engagées présentées comme les signaux faibles d’un développement alternatif potentiel (Pattaroni, 2011).

 

Si la forte médiatisation des pratiques de jardinage en ville traduit la reconnaissance de l’urgence à agir dans un contexte de « crise » écologique (Illich, 2003), il n’en demeure pas moins que le jardin, comme espace de médiation entre le citoyen et son environnement est maintenu comme forme alternative à la fabrication urbaine, mesure toujours exceptionnel, compensatoire, réponse partielle et secondaire par rapport aux processus présidant à la production de la ville. Depuis 2004, les municipalités françaises se sont saisies des pratiques de jardinage urbain non plus dans le cadre de la production de jardins urbains mais dans celui de la production des espaces publics urbains. Progressivement et selon des modalités variables, elles se sont dotées de dispositifs techniques, juridiques, administratifs et promotionnels visant non seulement à encadrer mais aussi à encourager les pratiques de jardinage urbains en dehors du jardin et, par conséquent, dans des espaces non spécifiquement dédiés au jardinage. A partir de ces dispositifs, vus comme les symptômes d’une manière de penser et dire la production de la ville, cette recherche vise à analyser la reconfiguration des liens entre le jardin et le jardinage et interroge la possibilité d'introduire le jardinage comme mode de fabrication de la ville.

 


Journal articles1 document

  • Julie Ambal, Aurélien Ramos. Vancouver, lieu de substitution : paysage emblématique/paysage générique.. Entrelacs, Laboratoire de Recherche en Audiovisuel - l'Université Jean Jaurès de Toulouse 2, 2016, Paysages en séries, pp.[en ligne]. ⟨10.4000/entrelacs.2153⟩. ⟨halshs-01723581⟩

Conference papers1 document

  • Julie Ambal, Aurélien Ramos. Paysage emblématique/paysage générique : le cas de Vancouver comme décor de substitution . Colloque international jeunes chercheurs Paysages en séries, LARA-SEPIA, ESAV, LARA-SEPIA, ESAV, May 2016, Toulouse, France. ⟨halshs-01361401⟩